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Plus-value immobilière sur vente de résidence secondaire : quelle fiscalité ?

07/01/2026

Vous vous demandez combien coûtera la vente de votre maison de vacances en impôts et charges ? Faut-il vendre maintenant ou attendre pour réduire la fiscalité liée à la plus-value de votre logement secondaire ?

Dans cet article, nous détaillons précisément la notion de plus-value immobilière résidence secondaire et le calcul de la plus-value imposable. Nous expliquons aussi la fiscalité immobilière plus-value : abattements, prélèvements sociaux, taux et réformes récentes, pour vous aider à décider en connaissance de cause.

Pour tout projet de vente ou achat, contactez votre conseillers immobiliers  local Capifrance, qui vous accompagnera dans la préparation et la réussite de votre projet.  

Comprendre la plus-value immobilière sur résidence secondaire : définition et cadre légal

La plus-value immobilière est la différence entre le prix de vente et le prix d’acquisition d’un bien.

On majorera le prix d’achat des frais et des travaux admis par l’administration fiscale.

La valeur brute réalisée lors de la vente d'une résidence sert de point de départ.

On déduit ensuite les dépenses éligibles pour obtenir la valeur imposable soumise à taxation.

Aux yeux du fisc, une résidence secondaire n’est pas la résidence habituelle et effective du propriétaire.

Elle correspond généralement à un logement occupé moins de huit mois par an ou destiné aux vacances.

La résidence principale bénéficie d’une exonération totale de la plus-value, ce que la résidence secondaire n’obtient pas.

Le régime applicable en 2024–2026 retient un taux global nominal de 36,2 % : 19 % pour l’impôt sur le revenu et 17,2 % pour les prélèvements sociaux.

Une surtaxe progressive s’ajoute parfois pour les plus-values élevées, selon des seuils fixés par l’administration.

Le calcul de la plus-value imposable est central pour connaître la facture fiscale.

Il conditionne la déclaration des revenus et le montant de l’impôt sur le revenu et des prélèvements sociaux dus.

Pour les règles officielles et les barèmes, référez-vous à la page du ministère et du service public : service-public.fr - Plus-value immobilière.

Qu’est-ce qu’une plus-value immobilière sur résidence secondaire ?

La plus-value immo est le gain réalisé lorsqu’un bien est revendu à un prix supérieur à son prix d’achat.

Le prix d'acquisition est augmenté des frais d’achat (frais de notaire, commissions d’agence, droits).

On ajoute aussi les travaux éligibles selon les conditions fixées par le fisc.

La plus-value brute se calcule en soustrayant ce total du prix de vente.

La plus-value immobilière résidence secondaire est, en principe, imposable.

La déclaration et la production des justificatifs sont réalisées lors de l’acte de cession chez le notaire.

Contrairement à la résidence principale, la résidence secondaire n’est pas exonérée de plein droit, sauf exceptions prévues par la loi.

Les règles fiscales applicables en 2026 : taux, abattements et prélèvements sociaux

Le taux nominal global est de 36,2 % : 19 % d’impôt sur le revenu et 17,2 % de prélèvements sociaux.

Des abattements pour durée de détention s’appliquent et réduisent la base imposable.

Pour l’impôt sur le revenu, l’abattement est de 6 % par an de la 6e à la 21e année.

La 22e année bénéficie d’un abattement complémentaire de 4 %.

Ces taux aboutissent à une exonération totale de l’impôt sur le revenu au bout de 22 ans de détention.

Pour les prélèvements sociaux, l’abattement est réparti sur 30 ans.

La plus-value devient donc exonérée de prélèvements sociaux après 30 ans de détention.

Une surtaxe peut être appliquée sur les plus-values nettes dépassant certains seuils.

Les modalités et les seuils sont consultables auprès de la Direction générale des finances publiques.

Enfin, des pistes de réforme ont été débattues en 2025, dont la suppression des abattements au profit d’une flat-tax.

Ces évolutions sont à suivre avant toute décision de vente importante.

Calcul de la plus-value immobilière sur une résidence secondaire : méthode et simulateur

Le calcul de la plus-value immobilière résidence secondaire suit plusieurs étapes précises.

Commencez par déterminer le prix d'acquisition et les frais d’achat supportés.

Ajoutez ensuite les frais de notaire et les commissions d’agence payés à l’achat.

Incluez les travaux éligibles et, si vous le choisissez, le forfait de majoration possible.

La valeur brute est la différence entre le prix de vente et ce prix d’acquisition majoré.

Appliquez ensuite les abattements liés à la durée de détention pour obtenir la valeur imposable.

La somme ainsi obtenue sert de base au calcul de l’impôt (19 %) et des prélèvements sociaux (17,2 %).

Depuis la réforme de 2025, pour les biens loués en meublé (LMNP), certains amortissements peuvent être réintégrés dans l’assiette taxable.

Vérifiez la règle applicable à la date de cession et fournissez le tableau d’amortissement au notaire.

Des simulateurs en ligne permettent d’obtenir une estimation rapide.

Ces outils restent indicatifs car ils ne prennent pas toujours en compte toutes les spécificités.

Pour une estimation fiable, demandez une simulation personnalisée à votre conseiller ou au notaire.

Les frais déductibles et les amortissements à prendre en compte

Les frais qui majorent le prix d’acquisition comprennent :

  • les frais de notaire et droits d’enregistrement ;
  • les commissions d’agence payées lors de l’achat ;
  • les travaux d’amélioration, de reconstruction ou d’agrandissement, sous conditions.

Vous pouvez, selon le cas, opter pour l’intégration des frais réels ou pour un forfait de majoration.

Les travaux d’entretien et de réparation ne sont pas systématiquement admis.

Pour les locations meublées (LMNP), les amortissements comptabilisés peuvent être repris dans la base imposable lors de la revente, depuis les règles mises à jour en 2025.

Conservez toutes les factures et justificatifs.

Ils seront exigés par le notaire et par l’administration pour appuyer vos déductions.

Exemple concret : calcul pas à pas d’une plus-value sur résidence secondaire

Scénario : Monsieur Dupont a acheté une maison de villégiature en 2005 pour 200 000 €.

Il a supporté 12 000 € de frais de notaire et réalisé 40 000 € de travaux éligibles.

Il revend en 2026 la maison à 350 000 €.

Prix d’acquisition majoré : 200 000 € + 12 000 € + 40 000 € = 252 000 €.

Plus-value brute : 350 000 € − 252 000 € = 98 000 €.

Supposons une détention de 21 ans. Pour l’impôt sur le revenu, l’abattement est de 6 % par an de la 6e à la 21e année.

Cela correspond à 16 années × 6 % = 96 % d’abattement sur la part IR, donc l’IR est presque annulé.

Pour les prélèvements sociaux, l’abattement est moindre car l’exonération intervient après 30 ans.

Après application des abattements, la valeur imposable résiduelle est multipliée par 19 % puis par 17,2 % pour obtenir l’impôt et les prélèvements sociaux.

La facture fiscale finale dépendra donc de la durée de détention et des abattements appliqués.

Pour chiffrer précisément votre cas, utilisez un simulateur ou consultez votre conseiller local.

Exonérations et cas particuliers sur la plus-value immobilière de résidence secondaire

Plusieurs situations autorisent une exonération totale ou partielle de la plus-value sur une résidence secondaire.

La principale est le remploi du produit de la vente pour acheter une résidence principale.

Si le vendeur réinvestit le produit dans l’achat d’un logement destiné à être sa résidence principale, une exonération d’impôt sur le revenu peut s’appliquer sous conditions.

Le Gouvernement précise que la notion de résidence principale repose sur l’affectation habituelle et effective du logement.

Aucune durée minimale n’est expressément exigée, mais l’administration peut demander des preuves d’occupation réelle.

D’autres exonérations existent pour les personnes en situation d’invalidité ou pour des retraités sous conditions de ressources.

Des cessions motivées par un motif impérieux (mutation, raisons médicales, divorce) peuvent aussi donner droit à des mesures spécifiques.

Enfin, les vendeurs non-résidents doivent vérifier les conventions fiscales et éventuellement nommer un représentant fiscal.

Exonération en cas d’achat d’une résidence principale après la vente

Le dispositif de remploi permet, sous conditions, d’exonérer la plus-value d’un bien qui n’était pas la résidence principale.

Pour en bénéficier, il faut prouver le réinvestissement : acte d’achat, justificatifs de paiement et preuve de l’affectation du logement en résidence principale.

Le notaire et l’administration vérifieront les pièces fournies.

En cas de doute, conservez tous les éléments probants et demandez conseil au préalable.

Exonérations spécifiques : retraités, invalidité, situations familiales

Les vendeurs retraités ou titulaires d’une carte d’invalidité peuvent, sous condition de ressources, prétendre à une exonération.

Des situations familiales ou professionnelles impérieuses sont également prévues comme motifs d’exonération.

Chaque dossier fait l’objet d’un examen au cas par cas par l’administration fiscale.

Un accompagnement professionnel facilite la constitution du dossier et la production des justificatifs requis.

Les évolutions importantes de la fiscalité immobilière sur la plus-value en 2025-2026

La loi de finances 2025 et les débats qui ont suivi ont ouvert la porte à des réformes importantes de la fiscalité immobilière plus-value.

Parmi les pistes débattues figure la suppression des abattements progressifs au profit d’une flat-tax unique sur la plus-value.

La flat-tax proposée se situerait entre 30 et 33 % selon les discussions.

Si ce changement était adopté, il modifierait profondément les stratégies patrimoniales basées sur la durée de détention.

Les projets ont aussi visé la prise en compte des amortissements pratiqués en LMNP dans le calcul de la plus-value.

Ces évolutions créent une incertitude qu’il est prudent de surveiller.

Avant toute cession importante, suivez les publications officielles (BOFIP, service-public.fr) et consultez votre conseiller fiscal ou immobilier.

Le projet de suppression des abattements progressifs

La suppression des abattements ferait disparaître l’exonération à 22 ans pour l’IR et à 30 ans pour les prélèvements sociaux.

Le remplacement par une flat-tax à taux fixe modifierait l’effet de la durée de détention sur la fiscalité.

Les propriétaires titulaires d’un bien depuis longtemps seraient particulièrement touchés par ce changement.

Restez vigilant : les propositions évoluent jusqu’à leur publication définitive.

Impacts potentiels et stratégies recommandées pour anticiper les changements

Plusieurs stratégies permettent d’anticiper un durcissement fiscal : vendre avant l’entrée en vigueur d’une réforme, opter pour le remploi en résidence principale, ou revoir la structure juridique de détention.

Des solutions comme la détention via une SCI ou le démembrement peuvent offrir des marges de manœuvre.

Faites réaliser des simulations fiscales et patrimoniales avec un professionnel.

Votre conseiller immobilier local vous aidera à croiser les simulations fiscales et la réalité du marché local.

Plus-value immobilière résidence secondaire : particularités dans les filières spécifiques

Les règles varient selon le secteur : neuf (VEFA), locatif meublé, viager, biens de prestige, locaux commerciaux.

Ces particularités influencent le calcul de la plus-value, son imposition et les exonérations possibles.

Dans le neuf et la VEFA, la date d’achèvement ou de livraison fixe le point de départ de la détention.

Le délai de 4 ans pour l’achèvement des travaux est une règle importante pour certains dispositifs.

Pour le locatif meublé (LMNP), les amortissements impactent désormais la base taxable lors de la revente.

Le viager implique des calculs spécifiques en raison du droit d’usage et d’habitation.

Pour les biens de prestige et les locaux professionnels, des règles comptables et fiscales particulières s’appliquent.

Dans tous les cas, faites vérifier votre situation par un notaire et un conseiller spécialisé.

Particularités fiscales pour les résidences secondaires neuves et VEFA

Pour un bien acheté en VEFA, la détention débute à la livraison ou à l’achèvement.

Le respect du délai de 4 ans pour l’achèvement est essentiel pour certains avantages fiscaux.

Les droits d’enregistrement, les frais d’acquisition et les dispositifs de la loi de finances peuvent modifier la base imposable.

Consultez un notaire pour déterminer avec précision l’impact fiscal de votre opération.

Cas des résidences secondaires louées : meublé, locatif et viager

Pour une résidence secondaire louée en meublé, l’option pour le régime réel a des conséquences fiscales.

Les amortissements pratiqués réduisent les revenus imposables, mais peuvent être repris lors de la revente.

Depuis 2025, la réintégration des amortissements doit être vérifiée au cas par cas.

Le viager nécessite une expertise spécifique pour évaluer correctement la plus-value taxable.

Conseils pratiques pour optimiser la fiscalité de la plus-value sur résidence secondaire

Pour limiter l’imposition, anticipez et planifiez la vente.

Calculez précisément la durée de détention et son effet sur les abattements.

Réinvestir le produit dans une résidence principale peut permettre une exonération, sous conditions.

Conservez et centralisez toutes les factures et justificatifs de travaux et frais.

Évitez la vente précipitée sans estimation et sans simulation fiscale.

Travaillez avec un notaire et un conseiller fiscal en amont pour sécuriser l’opération.

Enfin, sollicitez votre conseiller immobilier local Capifrance pour une stratégie adaptée au marché et à la réglementation.

Planifier sa vente en fonction des abattements et durées de détention

Identifiez la date d’acquisition et calculez les abattements disponibles.

Un report de vente d’un an ou deux peut parfois générer une économie fiscale notable.

Demandez une simulation chiffrée personnalisée avant de décider.

Pourquoi faire appel à un conseiller immobilier local est un atout majeur

Un conseiller immobilier local connaît les prix, la demande et les délais de vente.

Il coordonne les experts (notaire, expert-comptable) et vérifie les justificatifs nécessaires.

Chez Capifrance, nos conseillers allient connaissance locale et accompagnement fiscal de proximité.

Contactez votre conseiller immobilier local pour réussir votre projet de vente de résidence secondaire

Chaque projet de vente d'une résidence secondaire est unique.

Nos conseillers Capifrance vous aident à simuler la plus-value et à réunir les justificatifs.

Ils préparent une stratégie adaptée à votre situation et aux évolutions réglementaires.

Contactez un conseiller immobilier local Capifrance pour une évaluation gratuite et des conseils concrets.

  • La plus-value immobilière correspond au gain entre le prix de vente et le prix d’acquisition majoré des frais et travaux admissibles.
  • Le taux nominal est de 36,2 % (19 % d’impôt sur le revenu + 17,2 % de prélèvements sociaux).
  • Les abattements rendent exonérable l’IR après 22 ans et les prélèvements sociaux après 30 ans.
  • Des exonérations existent (remploi en résidence principale, invalidité, retraite sous conditions, motifs impérieux).
  • Les amortissements des biens loués en meublé ont des conséquences depuis la réforme 2025 : conservez les tableaux d’amortissement.
  • Conservez toutes les factures et pièces justificatives : elles sont indispensables pour réduire la base imposable.
  • Pour sécuriser votre opération et optimiser la fiscalité, contactez un conseiller immobilier local Capifrance.

FAQ

Comment calculer la plus-value immobilière sur une résidence secondaire ?

La plus-value se calcule en soustrayant du prix de vente le prix d’achat majoré des frais admis et des travaux. Ensuite, on applique les abattements selon la durée de détention pour obtenir la valeur imposable.

Au bout de combien de temps peut-on être exonéré de la plus-value sur une résidence secondaire ?

L’exonération totale de l’impôt sur le revenu intervient après 22 ans de détention. L’exonération des prélèvements sociaux intervient après 30 ans.

Comment ne pas payer de plus-value sur une résidence secondaire ?

Le remploi du produit dans l’achat d’une résidence principale peut exonérer la plus-value. D’autres cas d’exonération existent, sous conditions et justificatifs.

Quels sont les impacts des réformes fiscales 2025 sur la plus-value immobilière ?

Les réformes étudiées visaient à supprimer les abattements au profit d’une flat-tax. Si elles étaient adoptées, elles modifieraient fortement la fiscalité des résidences secondaires.

Faut-il faire appel à un conseiller immobilier pour la vente d’une résidence secondaire ?

Oui. Un conseiller immobilier local aide à estimer le prix, simuler la fiscalité, réunir les justificatifs et optimiser le calendrier de vente.



Auteur :


Frédéric Rémy - Directeur de la Performance commerciale

Professionnel du secteur de l'immobilier depuis plusieurs années au sein du réseau Capifrance, je souhaite partager avec vous des conseils essentiels pour vous aider à réussir votre projet immobilier avec nos conseillers.

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