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Vendre un appartement loué : comment ça marche ?

25/09/2025

Vendre un appartement loué implique des règles et des contraintes spécifiques. Le propriétaire bailleur doit les connaître pour éviter des erreurs juridiques et commerciales. Cette transaction diffère nettement d’une vente de bien libre : le bail en cours suit le logement et le profil des acquéreurs est souvent orienté vers des investisseurs souhaitant devenir le nouveau propriétaire bailleur.

Dans ce guide détaillé, Capifrance vous conseille en vous expliquant les principes légaux, la gestion du locataire, les stratégies commerciales et les ajustements de prix à prévoir pour votre appartement à mettre en vente. Vous trouverez des conseils concrets pour sécuriser la transaction. Nous expliquons aussi quand il est pertinent de faire appel à un conseiller immobilier spécialisé de notre réseau dans votre commune ou à proximité.

Les principes juridiques de la vente d’un appartement loué

La première règle à retenir est que la vente de l'appartement n’interrompt pas le contrat de location. Le bail en cours se poursuit et le nouvel acquéreur reprend les obligations du bailleur. Le contrat reste donc opposable à l’acheteur.

Concrètement, l’acheteur devient le nouveau bailleur. Il doit respecter le loyer, la durée du bail et les obligations d’entretien du domicile. Le dépôt de garantie reste attaché au bail : il est transmis entre vendeur et acquéreur, généralement au moment de la signature de l’acte ou selon les modalités convenues chez le notaire.

La caution solidaire ne se libère pas automatiquement lors de la vente, sauf clause contraire dans l’acte de cautionnement. Le garant reste engagé tant que le locataire est redevable de ses obligations.

Le maintien du bail en cas de vente

Lorsque vous vendez un appartement loué, le contrat de location suit le logement. Le nouveau propriétaire reprend le bail aux mêmes conditions : loyer, durée et charges.

Il n’y a pas d’état des lieux de sortie lié à la vente, puisque le locataire ne quitte pas le logement du fait du changement de propriétaire. Le dossier de vente doit contenir le contrat de location et les quittances de loyer.

Le notaire et le vendeur veillent à transmettre à l’acquéreur les documents du bail et la preuve du dépôt de garantie. Le nouvel acquéreur prendra la charge de restituer ce dépôt au départ du locataire, conformément au bail et à la loi.

En cas de loyers impayés ou de dégradations, le repreneur peut agir en justice à l’encontre du locataire, comme l’aurait fait l’ancien bailleur. Le transfert des responsabilités est donc complet et doit être anticipé dans le dossier de vente.

Le droit de préemption du locataire et les modalités du congé

Si vous souhaitez vendre un appartement vide, avec le logement libre, il faut donner congé au locataire pour vente à l’échéance du bail. Pour une location vide, le congé pour vente doit être notifié au moins six mois avant la fin du bail. Pour une location meublée, le délai est de trois mois.

Le formalisme est strict : la notification doit être faite par lettre recommandée avec avis de réception ou par acte d’huissier. Le congé pour vente vaut offre prioritaire au profit du locataire. Celui-ci dispose de deux mois pour accepter l’offre aux conditions annoncées.

Si le locataire refuse ou ne répond pas, le propriétaire peut vendre à un tiers. En revanche, si la vente se conclut à un prix inférieur, il doit réadresser une nouvelle offre au locataire. Ce mécanisme protège le locataire et impose des obligations formelles au vendeur.

La situation varie selon la nature du bail et le statut du locataire. Certains locataires, par exemple ceux âgés de plus de 65 ans et disposant de faibles ressources, bénéficient d’une protection renforcée. Dans ce cas, le propriétaire doit proposer une solution de relogement adaptée. Ces protections influencent la négociation et la valeur commerciale du bien.

Stratégies et enjeux pour vendre un appartement loué

Vendre un appartement loué présente des avantages financiers et des contraintes commerciales. La cible d’acheteurs est souvent constituée d’investisseurs cherchant une rentabilité immédiate. Il est donc essentiel d’adapter l’annonce et le prix.

Sur le plan commercial, il faut mettre en avant des éléments rassurants : historiques de loyers, solvabilité du locataire, diagnostics à jour et améliorations éventuelles. Des photos soignées et un argumentaire centré sur la rentabilité locative attirent des acquéreurs qualifiés.

La logique de vente diffère d’une vente de bien libre. Il faut accepter une possible décote et valoriser la performance locative et la qualité du bail. La préparation du dossier locatif est un atout majeur pour limiter la baisse de prix et conclure rapidement.

Les avantages de la vente d’un bien occupé

Le principal atout est l’absence de vacance locative au moment de vendre le bien immobilier. Le vendeur perçoit les loyers jusqu’à la signature de l’acte. Pour l’acheteur, le bien génère immédiatement des revenus.

Vendre occupé permet souvent d’éviter des travaux lourds avant la cession. Un investisseur évaluera la valeur selon la rentabilité et la qualité du bail. La mise en marché peut être plus rapide car l’acheteur accepte de reprendre le locataire en place.

Dans certains cas, la vente occupée simplifie les démarches liées au congé et au relogement. Elle facilite aussi les transactions ciblées sur des portails dédiés aux biens loués. Cela simplifie la logique commerciale lorsque l’objectif est de céder le patrimoine à un investisseur.

Les limites et contraintes à anticiper

La principale contrainte est la décote du prix. Elle varie généralement de 5 à 20 %, voire davantage pour des baux longs ou pour des locataires protégés. La décote dépend de la durée restante du bail, du montant du loyer et de l’état du logement.

La gestion des visites peut être complexe. En l’absence d’un congé, le locataire n’a pas l’obligation d’accepter des visites quotidiennes. En période de préavis, la loi encadre les visites et limite les créneaux. En dehors de cette période, tout se joue sur l’accord amiable.

Enfin, la cible d’acheteurs se réduit. Peu de primo-accédants vont accepter un logement qu’ils ne pourront occuper immédiatement. Cela peut allonger le délai de vente si le prix et la présentation ne séduisent pas les investisseurs. Une communication transparente sur la nature du bail évite les pertes de temps.

Comment évaluer et fixer le prix de vente d’un appartement loué ?

Estimer un bien occupé requiert une double approche : marché et investisseur. Si vous souhaitez vendre un appartement loué, combinez les références locales (ventes libres comparables) et la logique de rendement recherchée par l’acheteur. Ne vous fiez pas seulement au prix du m² : la présence d’un locataire change la lecture du marché.

Les investisseurs calculent rapidement la rentabilité pour décider d’acheter. Une formule simple sert de repère : rendement brut = (loyer annuel / prix d’achat) × 100. Pour obtenir un prix indicatif compatible avec un objectif de rendement, on peut inverser la formule : prix ≃ loyer annuel / rendement souhaité. Ces calculs guident les négociations.

L’évaluation doit intégrer des éléments techniques et réglementaires. Comptez le DPE, la nature du bail (meublé ou vide), la fiscalité applicable (ex. LMNP) et la qualité du dossier locatif. Un mauvais DPE pèse fortement sur le prix, surtout si des travaux sont probables ou obligatoires.

La stratégie commerciale influence aussi le positionnement tarifaire. Vendre occupé attire surtout des investisseurs. Vendre libre peut rapporter plus, mais exige du temps et le respect des préavis. Choisir la bonne cible d’acheteurs conditionne le prix demandé.

Les critères influant sur la valeur

Plusieurs critères déterminent la valeur d’un appartement loué. Parmi eux : durée du bail restant, montant et évolution possible du loyer, solvabilité du locataire et historique des loyers. Un bail court ou un loyer aligné sur le marché augmente l’attractivité.

Le type de location est déterminant. La location meublée offre souvent plus de souplesse et une décote moindre. À l’inverse, un bail ancien ou soumis à des régimes protecteurs, comme la loi de 1948, génère une forte décote. Le régime du bail influe donc directement sur la négociation.

L’état du logement, la surface, l’étage, l’exposition et la localisation restent essentiels. Les diagnostics (DPE, électricité, gaz, amiante, CREP) et la situation en copropriété (charges, travaux votés) pèsent aussi. Un dossier technique complet rassure et limite la décote.

Enfin, la fiscalité influence l’évaluation pour les investisseurs. Les régimes LMNP ou réel, et les évolutions législatives récentes, peuvent modifier la rentabilité nette. Anticiper la fiscalité évite les mauvaises surprises au moment de la cession.

La décote liée à la présence du locataire

Il n’existe pas de règle fixe, mais la décote d’un bien vendu occupé varie généralement entre 5 % et 20 %. Elle dépend notamment de la durée du bail restant, du profil du locataire, du niveau du loyer et des travaux à prévoir.

Parmi les facteurs qui augmentent la décote : un bail long restant, un loyer très bas, la protection du locataire (âge, faibles ressources) ou des contraintes juridiques spécifiques. La décote peut être extrême pour des locations sous loi ancienne, parfois comprise entre 30 % et 50 %.

Exemple concret : un logement qui rapporte 9 600 € par an et cible un rendement brut de 5 % donnera un prix indicatif de ≃ 192 000 €. Si la valeur libre voisine 220 000 €, la décote est alors d’environ 12,7 %. Ce type de calcul fixe les limites de négociation pour les deux parties.

Inversement, un bail récent, un locataire solide et un loyer au marché peuvent réduire, voire annuler, la décote. Chaque situation mérite une analyse sur-mesure, idéalement réalisée par un professionnel.

Au final, l’estimation d’un appartement loué doit croiser plusieurs méthodes : comparaisons de marché, actualisation des revenus locatifs et prise en compte des risques juridiques et techniques. Une estimation professionnelle, intégrant la décote et la fiscalité, est indispensable pour fixer un prix réaliste.

Optimiser la vente de votre appartement loué avec l’aide d’experts

Vendre un appartement loué exige deux compétences : la maîtrise juridique et le savoir‑faire commercial. Faire appel à un professionnel évite les erreurs de procédure et permet de valoriser au mieux un bien occupé auprès d’acheteurs ciblés.

Un conseiller expérimenté vous aide à constituer un dossier locatif complet, à chiffrer la décote et à préparer les documents demandés par un investisseur. Il collecte les relevés de loyers, vérifie la solvabilité du locataire et met à jour les diagnostics. Cette préparation réduit le délai de vente.

La gestion des visites et des négociations avec un locataire en place demande tact et organisation. Le professionnel coordonne les rendez‑vous, filtre les acquéreurs et présente uniquement des offres qualifiées. Le résultat : une transaction sécurisée et fluide, réalisée au meilleur prix possible.

Faire estimer votre appartement loué au juste prix

L’estimation d’un bien occupé ne se limite pas au prix au m². Il faut croiser la valeur du logement libre et la logique de rendement recherchée par l’acheteur. Le conseiller intègre la durée restante du bail, le montant du loyer, le profil du locataire, l’état du logement et le DPE.

Il propose ensuite un prix attractif pour les investisseurs tout en protégeant votre rendement. Si vous hésitez entre vendre occupé ou libre, l’estimation comparative chiffre les deux scénarios : prix, loyers perçus, frais et décote. Vous prenez ainsi une décision éclairée.

La gestion des visites et des négociations avec un locataire en place

Organiser des visites avec un locataire en place exige le respect de ses droits et une grande diplomatie. En pratique, les visites formelles se déroulent souvent pendant la période de préavis et sur des créneaux convenus.

  • Planning validé : créneaux de visite établis en accord avec le locataire ;
  • Visites ciblées : seuls des acquéreurs-investisseurs pré-qualifiés sont conviés ;
  • Dossier numérique : contrat de bail, quittances, diagnostics envoyés avant la visite.

Lors de la négociation, l’agent met en avant la solvabilité du locataire, l’historique des loyers et l’absence de vacance locative. Il sait aussi défendre votre prix face aux demandes de décote.

Pourquoi choisir un conseiller Capifrance pour vendre votre appartement loué

Le réseau Capifrance dispose d’un maillage national et de conseillers en immobilier locaux spécialisés dans la vente de biens occupés. Faire appel à Capifrance, c’est bénéficier d’une expertise locale et d’un accompagnement sur‑mesure pour chaque étape de la transaction.

Les conseillers Capifrance proposent notamment :

  • Estimation immobilière professionnelle tenant compte de la décote liée au bail en cours ;
  • Rédaction et diffusion d’annonce optimisée sur les meilleurs portails et auprès de réseaux d’investisseurs ;
  • Qualification des acquéreurs : investisseurs, sociétés ou particuliers cherchant un placement, et gestion des visites ;
  • Négociation et sécurisation juridique de la transaction jusqu’à l’acte authentique chez le notaire.

En confiant la vente à un conseiller Capifrance, vous gagnez du temps et réduisez les risques. La stratégie commerciale est adaptée au marché local et aux attentes des acquéreurs de biens loués. Commencez par une estimation immobilière en ligne de votre appartement et votre conseiller Capifrance reviendra vers vous pour une estimation approfondie afin de déterminer le juste prix de vente dans le contexte d'un bien à vendre loué.

Conclusion : 5 points à retenir

  • Le bail suit le logement : le nouvel acquéreur reprend le contrat aux mêmes conditions et le dépôt de garantie doit être traité lors de la vente.
  • Le locataire a des droits : respectez les délais de congé (6 mois vide / 3 mois meublé) et le droit de préemption en location vide.
  • La décote est variable : généralement entre 5 % et 20 %, elle dépend de la durée du bail, du loyer, du profil du locataire et de l’état du bien.
  • La commercialisation doit être ciblée : les investisseurs restent la cible prioritaire ; un dossier locatif complet et des photos soignées sont déterminants.
  • Un conseiller expert sécurise la vente : estimation, diffusion, qualification des acquéreurs et négociation sont des étapes où l’appui d’un professionnel fait la différence.

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FAQ

Quels sont les droits du locataire en cas de vente du logement ?

Le locataire conserve son bail après la vente. Le nouvel acquéreur reprend les obligations du bailleur.

Peut‑on vendre un appartement loué ?

Oui. La vente d’un appartement loué est légale. Le bail en cours demeure opposable à l’acquéreur.

Quels sont les avantages à vendre un appartement déjà loué ?

Les avantages : absence de vacance locative, perception des loyers jusqu’à la vente et attractivité pour des investisseurs.

Comment calculer le prix de vente d’un appartement loué ?

Le prix combine la valeur du logement libre et l’actualisation selon la rentabilité recherchée. Un professionnel fournit une estimation ajustée.

Quand peut‑on vendre un appartement loué ?

Le propriétaire peut mettre en vente son bien à tout moment. Pour vendre libre, il doit respecter les délais de congé applicables.

Que se passe‑t‑il pour le dépôt de garantie lors de la vente ?

Le dépôt de garantie reste attaché au bail. Il est transféré au nouveau propriétaire ou restitué au locataire selon les modalités convenues et l’acte notarié.

Vaut‑il mieux vendre un appartement loué ou vide ?

Vendre vide peut rapporter plus, mais demande du temps et des formalités. Vendre occupé garantit des loyers et cible des investisseurs, au prix d’une éventuelle décote.

Je suis locataire et mon propriétaire veut vendre : que faire ?

Vous restez dans les lieux. La vente ne met pas fin à votre bail. Le nouveau propriétaire devient votre bailleur aux mêmes conditions.

Mon propriétaire vend et je ne trouve pas de logement : quels sont mes droits ?

Si le congé est valide et notifié dans les délais légaux, vous devez quitter les lieux. Des protections existent si vous êtes locataire protégé (âge, ressources). Contactez la mairie ou un conseiller juridique.

Suis-je un locataire protégé en cas de vente ?

Oui, si vous avez plus de 65 ans et des revenus inférieurs aux plafonds légaux. Dans ce cas, le bailleur doit vous proposer un relogement adapté avant de vendre libre.

Est-ce intéressant d’acheter un appartement loué ?

Oui, pour un investisseur. Cela permet d’obtenir une rentabilité immédiate sans vacance locative, à condition que le bail soit solide et le loyer cohérent.

Quels sont les risques à acheter un appartement loué ?

Le bien ne sera pas disponible immédiatement. Il peut y avoir une décote, et le bail en cours doit être respecté. L’analyse du bail et du locataire est essentielle avant achat.

Comment Capifrance peut m’aider à vendre mon appartement loué ?

Les conseillers Capifrance réalisent une estimation professionnelle, préparent le dossier locatif, diffusent l’annonce, qualifient les acquéreurs, organisent les visites et négocient jusqu’à l’acte final.



Auteur :


Frédéric Rémy - Directeur de la Performance commerciale

Professionnel du secteur de l'immobilier depuis plusieurs années au sein du réseau Capifrance, je souhaite partager avec vous des conseils essentiels pour vous aider à réussir votre projet immobilier avec nos conseillers.

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