Vous vous demandez si la SCPI est une solution adaptée pour diversifier votre épargne immobilière sans vous occuper de la gestion ? Vous souhaitez connaître les modalités d’investissement, le niveau de rendement attendu et la fiscalité applicable avant de vous engager ?
La société civile de placement immobilier (SCPI) permet d’accéder à un parc de biens immobiliers mutualisé et géré par des professionnels. On acquiert ce patrimoine en achetant des parts. Ce placement, dit « pierre‑papier », propose plusieurs modalités : souscription au comptant, à crédit, démembrement ou via assurance‑vie. Le choix dépend de votre profil patrimonial.
Dans cet article complet, nous expliquons le fonctionnement d’une SCPI, les critères de sélection, le rendement et la fiscalité, les avantages et les risques, ainsi que la revente des parts. Pour un accompagnement personnalisé, contactez votre conseiller immobilier local. Il vous aidera à construire et sécuriser votre projet.
Qu'est-ce qu'une SCPI ou société civile de placement immobilier ?
Une SCPI est un véhicule collectif d’investissement qui collecte l’épargne de nombreux associés. Elle achète et gère un parc de biens immobiliers destinés à la location.
Juridiquement, la SCPI est une société non cotée. Elle appartient à la catégorie des organismes de placement collectif. Les souscripteurs deviennent propriétaires de parts et perçoivent des revenus selon leur détention.
La principale différence avec l’achat immobilier en direct tient à la mutualisation. Plutôt que d’être propriétaire unique d’un bien, l’investisseur partage risques et revenus avec d’autres associés.
La gestion opérationnelle est confiée à une société de gestion agréée. Celle‑ci s’occupe des acquisitions, de la gestion locative, de l’entretien et des travaux.
On distingue trois grandes familles de SCPI : les SCPI de rendement, les SCPI fiscales et les SCPI de capitalisation. Chaque famille a un objectif différent : revenus, avantage fiscal ou valorisation du capital.
Certaines SCPI sont spécialisées par actif (bureaux, commerces, santé, logistique) ou par zone géographique (régionales, européennes). Ces spécialisations permettent une diversification adaptée aux objectifs des investisseurs.
Fonctionnement d'une SCPI : le rôle de la société de gestion
La société de gestion est l’acteur central de la SCPI. Elle collecte les souscriptions et définit la stratégie d’investissement.
Elle acquiert les actifs au nom de la SCPI. Elle négocie les baux et sélectionne les locataires.
Ensuite, elle assure la gestion locative : fixation des loyers, suivi des contrats, encaissement et redistribution des loyers sous forme de dividendes.
La société de gestion pilote aussi l’entretien, les rénovations et les arbitrages. Elle vise à préserver la valeur du patrimoine et à optimiser le rendement.
En contrepartie, l’investisseur supporte des frais : frais d’entrée, frais de gestion annuels et frais de cession. Ces frais réduisent le rendement net perçu.
Les différents types de SCPI : de rendement, fiscale et de capitalisation
- Les SCPI de rendement investissent majoritairement dans l’immobilier d’entreprise. Elles ciblent les bureaux, commerces et entrepôts. Leur objectif principal est de générer des loyers réguliers et de distribuer un dividende.
- Les SCPI fiscales visent des avantages fiscaux. Elles investissent dans des logements éligibles à des dispositifs (Pinel, Malraux, déficit foncier). Elles offrent souvent une réduction d’impôt mais un rendement courant plus faible.
- Les SCPI de capitalisation recherchent la hausse du prix de la part. Elles distribuent peu ou pas de dividendes. Elles conviennent aux investisseurs qui veulent constituer un capital sur le long terme.
- Enfin, les SCPI thématiques (santé, logistique, hôtellerie) ou internationales complètent l’offre. Elles apportent une diversification sectorielle ou géographique. Cela permet de lisser le risque lié à un seul segment ou territoire.
Investir en SCPI : modalités, budget et critères de choix
On peut souscrire des parts de SCPI de plusieurs manières : au comptant, à crédit, en démembrement (nue‑propriété ou usufruit) ou via un contrat d’assurance‑vie ou un PER. Chaque mode présente des spécificités fiscales et patrimoniales.
Le prix d’une part varie selon la SCPI. Depuis 2024, il n’existe plus de montant minimal légal. Les sociétés de gestion fixent cependant un ticket d’entrée. Il se situe généralement entre 100 et 1 000 euros par part.
Investir à crédit permet d’amplifier le pouvoir d’achat. Les intérêts peuvent être déductibles des revenus fonciers dans certaines conditions. Mais si le rendement ne couvre pas le coût du prêt, la rentabilité peut devenir négative.
Le démembrement (nue‑propriété et usufruit) est une stratégie patrimoniale intéressante. L’acheteur de la nue‑propriété paye moins cher ses parts. Il récupère la pleine propriété à l’issue de la période définie. Ce montage sert souvent la transmission et l’optimisation fiscale.
La souscription via une assurance‑vie permet d’abriter la détention de parts et d’optimiser la fiscalité des gains selon la durée du contrat. L’intégration des SCPI en assurance‑vie dépend toutefois des contrats proposés par l’assureur.
Pour choisir une SCPI, examinez la qualité du patrimoine (emplacement et état), la solidité des locataires, le taux d’occupation financier, la stratégie de la société de gestion et les frais appliqués.
Achat de parts de SCPI au comptant ou à crédit
L’achat au comptant est simple. Vous payez le prix des parts et, après le délai de jouissance, vous percevez les dividendes. Ce mode évite le coût des intérêts mais nécessite un capital disponible.
Le crédit offre un effet de levier. Il permet d’accroître votre patrimoine avec un ticket d’entrée limité. Les intérêts d’emprunt peuvent être fiscalement déductibles, selon les cas.
Attention au délai de jouissance. Un délai de 3 à 6 mois est fréquent entre la souscription et la perception des premiers revenus. Intégrez ce délai dans votre plan de trésorerie si vous souscrivez à crédit.
Mesurez aussi le risque. Si les loyers diminuent ou si la valeur des parts baisse, vous pourriez devoir honorer des échéances de prêt supérieures aux revenus perçus.
Investir en SCPI en nue-propriété ou usufruit
Le démembrement sépare la nue‑propriété et l’usufruit d’une part de SCPI. L’acquéreur de la nue‑propriété ne perçoit pas de revenus durant la période. Il paie en revanche un prix réduit.
L’usufruitier perçoit les revenus (dividendes) pendant la durée du démembrement. Ce schéma convient aux investisseurs qui veulent un revenu temporaire ou à des opérations de transmission.
Ce montage permet souvent de réduire l’assiette imposable et de préparer une reconstitution de capital. Il nécessite cependant une analyse fiscale et successorale précise.
Le démembrement est une stratégie efficace pour la transmission ou l’optimisation fiscale. Faites‑vous accompagner par un conseiller fiscal ou patrimonial pour la mettre en place.
Rendement et fiscalité des SCPI : comprendre les aspects clés
Le rendement d’une SCPI combine deux sources : les dividendes issus des loyers et la variation du prix de la part à la revente (plus‑value potentielle).
Le rendement se mesure par différents indicateurs : taux de distribution sur valeur de marché et taux d’occupation financier. Ces indicateurs varient selon la conjoncture et la qualité du patrimoine.
Sur les dernières années, les SCPI de rendement ont affiché des taux moyens proches de **4 % à 5 %**. Ce niveau dépend toutefois de la stratégie et de la période considérée.
Le taux d’occupation financier est clé. Il mesure la part des loyers effectivement encaissés par rapport au potentiel. Il conditionne la capacité de distribution de la SCPI.
La fiscalité des revenus dépend du mode de détention. En détention directe, les dividendes SCPI sont considérés comme des revenus fonciers. Ils sont imposés au barème progressif et soumis aux prélèvements sociaux (17,2 %).
Détenir des parts via une assurance‑vie peut modifier la fiscalité appliquée aux gains. Les règles varient selon la durée du contrat et la nature du support.
La plus‑value à la revente suit les règles des plus‑values immobilières ou mobilières selon le cas. Des abattements pour durée de détention peuvent s’appliquer.
Le rendement des SCPI : ce qu’il faut savoir
Le taux de distribution annuel indique le dividende par part pendant un an. Il dépend des loyers perçus, de la vacance locative, des frais et des cessions d’actifs.
Les SCPI de rendement distribuent régulièrement des dividendes. La périodicité est souvent trimestrielle ou semestrielle.
Les SCPI de capitalisation privilégient la valorisation du prix de la part. Elles limitent les distributions pour favoriser la revalorisation du patrimoine.
Comparez la stabilité du rendement, le taux d’occupation financier et la qualité des locataires. Vérifiez aussi la diversification du parc pour limiter le risque de concentration.
La fiscalité des revenus et des plus-values en SCPI
Les revenus des SCPI détenues en direct sont imposés comme des revenus fonciers. Ils sont à déclarer chaque année selon le régime micro‑foncier ou le régime réel.
Le régime micro‑foncier offre un abattement forfaitaire s’il s’applique. Le régime réel permet de déduire les charges et, le cas échéant, de constater un déficit foncier imputable selon les règles en vigueur.
Les prélèvements sociaux (CSG/CRDS et contributions) s’élèvent à 17,2 %. La plus‑value à la revente suit les règles des plus‑values immobilières et bénéficie d’abattements selon la durée de détention.
Pour les SCPI investissant à l’international, des impositions locales peuvent s’appliquer. Les conventions fiscales internationales peuvent toutefois limiter la double imposition.
Avantages et risques d’investir dans une Société civile de placement immobilier
Les avantages sont nombreux : accessibilité financière, diversification du patrimoine, gestion déléguée et potentiel de revenu passif régulier. La SCPI permet d’investir sans gérer les biens au quotidien.
La mutualisation répartit le risque sur plusieurs immeubles et locataires. Elle limite l’impact d’un sinistre ou d’un impayé majeur sur la distribution globale.
Les SCPI peuvent offrir une protection relative contre l’inflation, grâce à l’indexation des loyers. Elles proposent aussi des stratégies variées : rendement, fiscalité ou capitalisation.
Cependant, les risques sont réels. Le capital n’est pas garanti et la valeur des parts peut baisser. La liquidité est souvent limitée : la revente peut prendre des semaines ou des mois.
Les frais d'entrée et de gestion réduisent la rentabilité nette. La fiscalité des revenus fonciers peut alourdir le rendement, selon votre tranche marginale d’imposition.
Enfin, la performance dépend de la qualité de la société de gestion. Une mauvaise gestion peut peser durablement sur le rendement et la valeur du patrimoine.
Les principaux avantages de l’investissement en SCPI
- Accessibilité : investissez avec un ticket d’entrée modeste sans acheter un bien entier.
- Mutualisation : le risque est réparti sur plusieurs immeubles et locataires.
- Simplicité : la société de gestion prend en charge la gestion locative.
- Revenu passif : distributions régulières possibles selon la SCPI choisie.
- Stratégies variées : rendement, optimisation fiscale ou capitalisation.
Quels sont les risques à prendre en compte avant d’investir ?
- Risque de perte en capital : la valeur des parts n’est pas garantie.
- Liquidité limitée : la revente peut être longue et dépend du marché secondaire.
- Frais : frais de souscription, frais de gestion annuels et frais de cession réduisent le rendement.
- Risque locatif : vacance locative et impayés peuvent diminuer les distributions.
- Fiscalité : l’imposition des revenus fonciers peut peser selon la tranche d’imposition.
Revente des parts de SCPI : modalités, délais et conditions
La revente dépend du type de SCPI. Une SCPI à capital variable offre généralement plus de souplesse. La société de gestion peut organiser souscriptions et retraits selon la trésorerie.
Pour une SCPI à capital fixe, la revente se fait sur le marché secondaire. L’offre et la demande déterminent le prix et les délais. La société de gestion n’est pas tenue de racheter systématiquement les parts.
En pratique, la revente peut durer de quelques semaines à plusieurs mois. Cela dépend de l’attractivité de la SCPI, du volume d’échanges et des conditions de marché.
La procédure comprend généralement une notification à la société de gestion et le remplissage d’un formulaire de cession. La vente peut également s’opérer gré à gré entre investisseurs.
Des frais de cession peuvent s’appliquer. La fiscalité sur la plus‑value éventuelle doit être anticipée pour estimer le montant net perçu.
Intégrez le délai de revente dans votre stratégie patrimoniale si vous prévoyez d’avoir besoin de liquidités à court terme.
Différences entre SCPI à capital fixe et variable pour la revente
Les SCPI à capital variable peuvent créer ou annuler des parts selon les souscriptions et les retraits. Cela facilite souvent la sortie. Toutefois, la société de gestion n’est pas tenue de racheter immédiatement.
Les SCPI à capital fixe reposent sur un marché secondaire. La liquidité dépend alors du volume d’échanges et du nombre d’acheteurs intéressés. Les délais de revente peuvent s’allonger.
Consultez la note d’information et les statuts pour connaître les conditions de revente. Anticipez les coûts et les délais liés à toute cession de parts.
Les frais et conditions liés à la revente des parts de SCPI
Lors de la cession, des frais de cession ou une commission peuvent réduire le montant net perçu. Ces frais figurent dans le Document d’Informations Clés (DIC) et la note d’information.
Anticipez l’impact fiscal : imposition de la plus‑value et prélèvements sociaux. Cela influence le montant net reçu lors de la revente.
Enfin, vérifiez la présence d’un marché secondaire liquide si la revente à court terme est probable. Certaines SCPI sont plus actives et offrent des délais de cession plus courts.
Les conseillers Capifrance vous accompagnent pour investir en SCPI et dans tous vos projets immobiliers
Les conseillers immobiliers locaux Capifrance vous accompagnent pour réussir tous vos projets immobiliers de vente, achat, location ou investissement locatif. Ils vous accompagnent à chaque étape pour investir en SCPI : choix de la SCPI, simulation financière et mode de souscription (comptant, crédit, démembrement, assurance‑vie).
Nos conseillers combinent connaissance du marché local et savoir‑faire patrimonial. Ils vous orientent vers la solution SCPI la plus adaptée à vos objectifs et à votre horizon d’investissement.
Ils peuvent aussi vous mettre en relation avec des partenaires financiers pour un prêt adapté. Ils aident à l’analyse des frais et préparent la déclaration fiscale annuelle.
- La SCPI (société civile de placement immobilier) est une solution accessible pour investir dans l’immobilier sans gérer les biens au quotidien.
- Elle repose sur la mutualisation des risques, la gestion par une société de gestion et la détention de parts représentant un patrimoine diversifié.
- Les modalités d’investissement sont variées : au comptant, à crédit, en nue‑propriété/usufruit ou via assurance‑vie, selon vos objectifs.
- Le rendement provient des loyers (dividendes) et de la variation du prix des parts ; la fiscalité dépend du mode de détention.
- Les principaux risques : perte en capital, liquidité limitée, vacance locative et coûts qui réduisent le rendement net.
- Avant d’investir, comparez les performances, le taux d’occupation financier, les frais, la qualité du patrimoine et l’expérience de la société de gestion.
- Pour être accompagné dans votre projet d’achat, de vente ou d’investissement locatif, contactez un conseiller Capifrance local pour des conseils sur‑mesure en investissements immobiliers.
A lire également sur notre blog immobilier :
- Le calcul de rentabilité en immobilier : comment ça marche ?
- Investir dans une maison d'architecte : conseils et tendances
- Les enchères immobilières : tout ce qu'il faut savoir
- Comment bien choisir un programme immobilier neuf ?
- Immeuble de rapport : le guide complet
- Recalculer son taux immobilier : comment renégocier son crédit ?
- Comment estimer un bien immobilier avec précision ?
- Vendre sa maison en 2026 : les documents à fournir
- Que faire en cas de vente de bien immobilier sous-évalué dans la succession
FAQ
Qu'est-ce qu'une SCPI ?
Une SCPI est une société qui collecte des fonds pour acquérir et gérer des biens immobiliers locatifs. Les souscripteurs détiennent des parts et perçoivent des revenus sans gérer les biens.
Comment investir dans une SCPI ?
Vous pouvez investir au comptant, à crédit, en démembrement (nue‑propriété/usufruit) ou via une assurance‑vie. La souscription se fait auprès d’une société de gestion ou d’un conseiller spécialisé.
Combien investir en SCPI ?
Le montant minimum et les frais d'entrée varient selon la SCPI. Il est souvent compris entre 100 et 1 000 € par part. Adaptez la somme à votre profil, horizon et objectifs. Un conseiller peut vous aider.
Comment fonctionne une SCPI ?
La SCPI collecte des fonds, achète des biens, perçoit les loyers, gère l’entretien et les locataires, puis redistribue les revenus aux associés après déduction des frais.
SCPI ou investissement locatif direct : que choisir ?
La SCPI offre simplicité et mutualisation sans gestion quotidienne. L’immobilier direct donne un contrôle total mais demande plus de capital et de gestion.
Qu'est-ce qu'une SCPI de rendement ?
Une SCPI de rendement vise à générer des revenus réguliers en investissant majoritairement dans des immeubles professionnels. Elle distribue des dividendes aux associés.
Quelle est la différence entre SCPI et société civile de placement immobilier ?
Il n’y a pas de différence : SCPI est l’acronyme de « Société Civile de Placement Immobilier ».
Auteur :

Frédéric Rémy - Directeur de la Performance commerciale
Professionnel du secteur de l'immobilier depuis plusieurs années au sein du réseau Capifrance, je souhaite partager avec vous des conseils essentiels pour vous aider à réussir votre projet immobilier avec nos conseillers.